Coronavirus : 230 verbalisations données en moins de 24 heures dans les Yvelines

Depuis l’annonce des mesures de confinement mises en place afin d’endiguer la propagation du Coronavirus, une « attestation de déplacement dérogatoire » est nécessaire pour se déplacer. Afin de s’assurer du respect des mesures, la police nationale organise régulièrement des contrôles, qu’ils soient routiers ou pédestres. Entre le 18 mars à 16 h et ce jeudi 19 mars à midi, ce sont ainsi 230 verbalisations qui ont été données dans les Yvelines.

Jeudi 19 mars, les contrôles routiers se poursuivaient. Un était par exemple organisé vers 14 h sur l’avenue du Centre entre Guyancourt et Montigny-le-Bretonneux. Situés à toutes les entrées du rond-point des Yvelines, juste en face du SQYcub, les policiers nationaux contrôlaient ainsi chaque véhicule. Tout en veillant à rester à une distance d’un mètre des conducteurs, les policiers leur demandaient ainsi de présenter, à travers les parebrises, leurs fameuses « attestation de déplacement dérogatoire » dûment remplie.

« Hier, nous étions dans la prévention, mais il y a eu aussi des verbalisations parce que, pour certains, ils n’avaient pas d’attestation du tout, et pour d’autres, on savait très bien que le motif (de sortie coché sur l’attestation, Ndlr) n’était pas exact, nous explique le commandant Le Darz, lors du contrôle à Guyancourt. Aujourd’hui, je pense que le ton va continuer à se durcir, mais je constate néanmoins que ça circule moins qu’hier. » Mais les infractions ne sont logiquement pas forcément principalement sur les routes.

« Ils n’ont pas l’impression d’être en danger »

En plus des contrôles routiers, le commandant rappelle en effet que les policiers contrôlent également les personnes à pied, encore parfois en nombre dans les rues et dans les parcs par le beau temps actuel. « Les gens ont du mal à comprendre qu’il ne faut pas sortir, ils n’ont pas l’impression d’être en danger, souligne-t-il. Et c’est là qu’il faut faire ordre de pédagogie pour expliquer que ce n’est pas une mesure qui se veut répressive, mais qui est d’utilité de santé publique : on est là pour empêcher la propagation de ce virus au sein de la population. » Le commandant Le Darz en appelle chacun à se montrer « raisonnable », notamment pour les déplacements où le motif donné est celui des sorties « liés à l’activité physique ». En raison d’abus de ce motif, la préfecture des Yvelines a justement décidé de d’interdire au public l’accès aux parcs, forêts et bords de Seine jusqu’au 31 mars 2020.

Sans l’attestation, l’amende s’élève depuis hier à 135 euros. Mais les personnes, même en possession de leur attestation, peuvent être verbalisées si elles ne peuvent pas correctement justifier le motif coché sur l’autorisation.

SOURCE : TR 78CREDIT PHOTO : TR 78

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