La Verrière : l’homme qui avait appelé à manifester pour Mickaël Harpon en soutien au collectif des locataires du Bois de l’étang !

Hadama Traoré, fondateur du collectif La Révolution est en marche, était présent ce vendredi 4 juin en soutien aux membres du collectif des locataires du Bois de l’étang, opposés au projet de rénovation urbaine et des démolitions prévues.

C’est un soutien pour le moins atypique qui a répondu présent à l’appel du collectif des habitants du Bois de l’étang. Vendredi 4 juin, Hadama Traoré, fondateur du collectif La Révolution est en marche », est venu s’exposer en vidéo aux côtés de certains membres du collectif des locataires du Bois de l’étang, comme Houcine Messous, son Président, ou encore Idir Oulmas qui a aussi pris la parole. Dans cette vidéo, Hadama Traoré affirme son opposition au projet de rénovation urbaine et ses démolitions prévues.

Depuis plusieurs années, le trentenaire originaire des la cité des 3 000, à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), fait parler de lui sur les réseaux sociaux, grâce à ses vidéos. Il avait notamment été sous le feu des projecteurs en appelant à un rassemblement devant la mairie de Gonesse (Val-d’Oise) pour soutenir Mickaël Harpon, le tueur qui a tué quatre personnes le 3 octobre 2019, à la préfecture de police de Paris en indiquant que “ce n’était pas un terroriste”.

Ses propos avaient choqué, son initiative avait été interdite et qualifiée d’ “infamie” par le ministre de l’intérieur de l’époque Christophe Castaner (LREM). Suite à cet appel à manifester, Hadama Traoré avait alors été placé en garde à vue pour “menaces et actes d’intimidation sur une personne exerçant une fonction publique ou d’utilité collective, menaces de crime contre les personnes et outrage” et son domicile perquisitionné.

Dans un portrait que lui consacre le média en ligne Vice, la lutte et la réforme de ” l’institution policière”, apparaissent comme l’un de ses fers de lance :

« Le jour où on prend le pouvoir, le premier truc qu’on fait c’est qu’on la saute »

 

Responsable d’une antenne jeunesse pour le compte de la mairie aulnaysienne il avait été révoqué en 2018 pour insultes à l’encontre d’élus. Et en juin 2019, il avait été condamné à six mois de prison avec sursis pour des menaces à l’encontre du maire d’Aulnay-sous-Bois, Bruno Beschizza (LR).

SOURCE : FACEBOOKCREDIT PHOTO : TR 78

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