Bonnières-sur-Seine : qui achètera l’Astroport ? L’atelier steampunk du plasticien en vente

L’étonnant bestiaire fantastique de son propriétaire devra partir avec lui, et les participants des cafés associatifs qui y étaient organisés regretteront probablement son cadre hors norme. « Impressionnante manufacture de métallurgie réhabilitée en loft », titre l’annonce immobilière. Les 1 340 m² de l’Astroport (photo) et son jardin de 420 m² sont en vente pour 795 000 euros.

L’artiste plasticien Jacques Lélut, scénographe concepteur de sculptures et décors extraordinaires appartenant à l’univers steampunk, et la journaliste Elisabeth Lerminier, avaient acquis en 2009 cette ancienne usine de mécanique de précision au coeur de Bonnières-sur-Seine. En 2014, ils fondent une association liée au lieu, les Passagers de l’astroport.

A partir de 2015, ils organisent à l’Astroport des cafés associatifs, Elisabeth Lerminier expliquait à l’époque à La Gazette en Yvelines le principe sur lequel ils reposaient :

Pour les consommateurs, pas de ticket d’entrée mais une adhésion annuelle obligatoire de quelques euros à l’association. « Nous voulons développer l’idée de participation : si quelqu’un veut proposer au café un concert, un événement autour d’un intérêt, d’un talent, nous mettons l’endroit à disposition, explique Elisabeth Lerminier. C’est un lieu de partage et d’échange. »

 

En 2016, le couple envisageait déjà de vendre l’Astroport, confiait-il alors au Parisien :

Ses propriétaires ont décidé de céder pour 950 000 € ce loft de 1 400 m² acheté en 2009. « Nous le vendrons que si nous ne trouvons pas d’autres solutions mais aujourd’hui, nous n’avons plus les moyens de l’entretenir », confie Elisabeth Lerminier, propriétaire de ces lieux atypiques qui accueillent les sculptures de son mari Jacques Lélut.
[…]
« C’est dommage d’en arriver là mais leurs coûts de fonctionnement sont trop importants, regrette le maire (DVG) Jean-Marc Pommier. S’il est vendu, ce loft doit être réhabilité mais en gardant l’esprit artistique. »

 

Elisabeth Lerminier a annoncé la mise en vente de leur loft-atelier au début du mois d’avril, précisant seulement être « en route pour de nouvelles aventures ». Cette vente bénéficie de son propre site internet. Elle est aussi annoncé par l’agence immobilière Espaces atypiques, dont voici la description de l’Astroport :

L’entrée côté pièce à vivre s’ouvre sur un gigantesque hall de réception de 360 m², sol béton brut, avec une hauteur sous sheds de 7,15 mètres offrant une belle luminosité. Cet espace comprend également un bar, une cuisine ouverte avec son arrière cuisine et sa buanderie, et s’ouvre sur un « petit » salon de 60 m² séparé par une verrière, ainsi que sur une chambre et sa salle d’eau. Une cave voûtée de 60 m², accessible par ce petit salon, complète cet ensemble.

De l’autre côté, dans le prolongement de cet incroyable espace, un atelier supplémentaire de 230 m² à aménager selon ses envies, avec une ossature de sheds dont les chéneaux métalliques ont été doublés il y a 9 ans. Il bénéficie de l’accès sur la cour intérieure par un volet métallique roulant, d’une grande porte coulissante qui s’ouvre sur le jardin clos de 420 m² et aussi d’un accès à un espace attenant de 120 m² vitré, avec vue sur cette verdure et ses arbres fruitiers.

Dans le hall, un escalier dessert l’ancien bureau vitré du contremaître de 35 m², ainsi que deux magnifiques et très spacieux ateliers lumineux (plus de 150 m² chacun) ornés de verrières plein ouest, sur toute leur longueur et surplombant la grande pièce de vie ainsi que la cour intérieure. Le premier d’entre eux a été aménagé et est chauffé. Le second est isolé, se prolonge en L, avec une double exposition, mais attend les finitions.

Un escalier en colimaçon invite à descendre pour découvrir l’espace nuit composé de trois chambres indépendantes qui bénéficient de leur salle d’eau avec douche, et d’un espace cuisine. Ce bien hors du commun du fait de sa taille et de ses volumes est idéal pour un artiste, une profession libérale, un projet d’habitat participatif, de coworking ou de chambres d’hôtes.

SOURCE : TR 78CREDIT PHOTO : TR 78

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