Mantes-la-Jolie : les œuvres de Gausson et Luce s’exposent au musée de l’Hôtel-Dieu

L’exposition « Léo Gausson et Maximilien Luce, pionniers du néo-impressionnisme » se tiendra au musée de l’Hôtel-Dieu, du 27 mai au 16 août 2019. A travers des documents d’époque, elle retrace le parcours artistique des deux peintres :

Portés par leurs collections, le musée de l’Hôtel-Dieu de Mantes-la-Jolie et le musée Gatien-Bonnet de Lagny-sur-Marne s’associent le temps d’une exposition pour mettre en lumière deux artistes néo-impressionnistes, Léo Gausson (1860-1944) et Maximilien Luce (1858-1941).

De la rencontre de jeunesse entre ces deux artistes est née une correspondance nourrie qui s’échelonna sur plusieurs années avec des passions, des interruptions et des enthousiasmes. La découverte ou la redécouverte de cette correspondance dans les archives du musée Gatien-Bonnet, associée à une présence importante de leurs œuvres au sein des collections des deux musées (dessins, peintures, publications, sculptures, gravures), a été pour les deux équipes le début d’échanges et d’interrogations qui aboutissent à cette exposition commune dans les deux villes emblématiques de Luce et Gausson.

Ce projet d’exposition autour du travail de Gausson et Luce s’est inscrit dans la volonté affichée de chacune des deux villes de faire mieux connaître ces deux artistes sur leur territoire, et en dehors, comme l’attestent les dernières expositions, acquisitions d’œuvres et restaurations réalisées par ces établissements.

La construction de ce projet commun, fut une formidable occasion de fédérer deux équipes, de partager des idées et compétences et de créer une émulation enrichissante et féconde pour la recherche scientifique.

La correspondance, le trait d’union
L’exposition utilise la correspondance des deux artistes comme trame de fond, en vue d’évoquer la constellation artistique et intellectuelle de cette période charnière de l’histoire de l’art. Gausson et Luce comptent parmi les acteurs principaux d’une histoire de l’art en train de se construire à la toute fin du XIXe siècle. Leur correspondance en est le témoignage et nous plonge dans le vivant de leur relation, où surgit l’importance du mouvement néo-impressionniste. Aborder l’art sous le prisme de l’épistolaire, permet de révéler des liens entre l’art, la politique, la philosophie, l’histoire, c’est tenter d’incarner et d’animer cette histoire complexe de l’art et des idées.

Le parcours de l’exposition, divisé en trois sections, révèle d’abord l’apprentissage des jeunes Gausson et Luce, leur passion commune pour la gravure. Elle présente ensuite leurs œuvres néo-impressionnistes et celles de leurs amis ayant gravité avec eux à Lagny-sur-Marne. Enfin, elle permet de comprendre l’évolution picturale de chacun des deux peintres, au tournant du XXe siècle.

La production
Réunissant quatre-vingt-huit œuvres, cette exposition a pour but d’explorer, de donner à voir et à comprendre l’extraordinaire profusion d’idées autour de la révolution picturale initiée par Seurat.

La conception de cette exposition est le résultat d’un long travail de recherche dans les archives du Musée Gatien-Bonnet et notamment de transcription des lettres de Luce et Gausson. Cette recherche a permis d’approfondir les connaissances sur le groupe de Lagny et sur la nature des rapports entre Luce et Gausson. Grâce aux ressources des deux musées, des informations ont pu être croisées pour, par exemple, mieux comprendre les déplacements des artistes autour de Paris et de Lagny, leurs participations aux expositions etc.

Ce fonds d’archives en plus d’être exposé de façon exceptionnelle, avec toutes les précautions de conservation préventive nécessaires, fera aussi l’objet de reproductions haute définition grâce à la parution d’un catalogue d’exposition très complet.

Pour compléter les œuvres des collections des deux musées, de nombreux prêts ont été sollicités auprès d’institutions publiques et de prêteurs privés. Parmi eux, le musée d’Orsay de Paris, le musée Lambinet de Versailles, le musée d’Art et d’Histoire de Saint-Denis, le musée départemental des Vosges d’Epinal et le musée Camille-Pissarro de Pontoise.

SOURCE : COMMUNIQUÉ DE PRESSECREDIT PHOTO : TR78

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