Poissy : la majorité exige le départ de sa conseillère municipale frondeuse

Les élus rassemblés autour du maire Karl Olive (DVD) souhaite que la conseillère municipale Tchérylène Mairet (UDI), quitte le groupe majoritaire, « Poissy de toutes nos forces ». Cette exhortation fait suite à des interpellations de même nature, de la part de la majorité envers la conseillère UDI lors d’un conseil municipal animé, ce lundi soir (photo, Tchérylène Mairet, Ndlr).

Ces remarques peu amènes lui ont été faites lors des débats liés à la présentation du récent rapport de la Chambre régionale des comptes (CRC) d’Île-de-France à propos des finances et de la gestion des ressources humaines de la municipalité. Tchérylène Mairet avait elle-même envoyé un communiqué de presse fort critique envers sa propre majorité quelques jours plus tôt, majorité à laquelle elle a toujours affirmé qu’elle appartenait malgré sa liberté de parole.

Ce jeudi, les élus de la liste majoritaire « Poissy de toutes nos forces » ont décidé d’éclaircir la question, en appelant à sa démission, car une « régularisation de situation est nécessaire », par le communiqué de presse suivant :

La pratique, qui consiste à dénigrer les collègues de la même équipe à longueur de temps, à contester de manière compulsive la gestion communale, en public comme dans les médias, jusqu’à jouer les provocations en s’affichant dans des conférences de presse communes avec l’opposition, pour ensuite jouer les offusquées dès que le boomerang vous revient en pleine figure, en dit long sur l’état d’esprit de cette conseillère municipale.

Ce qui s’est passé lundi soir devait arriver. Depuis longtemps. Cette conseillère en qui nous avions placé notre confiance pendant la campagne municipale avait des ambitions… personnelles. Elle n’a jamais accepté de ne pas être adjointe en 2014. Et au fil des mois, elle n’a eu de cesse de manifester sa frustration par des attaques répétées à l’encontre de ses propres collègues, n’hésitant pas à « jouer contre son camp »… Lundi, les limites de la (longue) tolérance des équipiers ont été dépassées.

L’opposition dans son ensemble comme l’ancien premier adjoint ont salué unanimement les efforts de la ville dans sa gestion financière comme le stipulent les conclusions de la Chambre Régionale des Comptes. Et pourtant, sur ce dossier précis comme sur les autres (son abstention sur le budget par exemple), rien ne trouve jamais grâce à ses yeux. Mais elle ose continuer à s’exprimer au nom de la majorité. C’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.

Dans une équipe, chacun a le droit et le devoir de s’exprimer. La parole est libre et parfois les échanges nourris. Mais il y a des lieux et des moments pour s’exprimer. Certainement pas en portant une autre voix publiquement une fois la décision prise collégialement. C’est le salut de l’exercice de démocratie locale, de discipline de groupe – ici comme ailleurs – qui cimentent l’esprit d’équipe qui prévaut chez nous et qui montre son efficacité.

Cette conseillère municipale a décidé de jouer sa propre partition contre vents et marées. Elle en a le droit. Nul ne saurait lui reprocher. Dès lors qu’elle mette ses actes en face de ses mots. C’est-à-dire qu’elle prenne ses responsabilités en s’exprimant en son seul nom, et en quittant cette majorité à laquelle elle n’a finalement jamais appartenu. Elle ne l’entend pas ainsi. Mais malgré tous les travers qu’elle insinue à notre endroit, elle y trouve manifestement son compte (…). L’ensemble de ses autres collègues sûrement pas, et sûrement plus. Il en va de l’image de notre équipe.

Trop c’est trop… C’est autant un regret que du gâchis mais cette régularisation de situation est nécessaire pour la poursuite d’une gestion claire, sans ambiguïté et efficace à l’endroit de nos administrés.

SOURCE : COMMUNIQUÉ DE PRESSE – POISSY DE TOUTES NOS FORCESCREDIT PHOTO : TR 78

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