Les rodéos à moto de retour avec les beaux jours, Vernouillet lance une pétition

Contre les rodéos à moto, le ministère de l’Intérieur se montrera-t-il sensible aux signatures de la pétition lancée par la mairie de Vernouillet aujourd’hui ? Alors que l’arrivée du printemps signe aussi celle des jeunes circulant sur des moto-cross pour tuer le temps dans les quartiers populaires des Yvelines, la municipalité vernolitaine a décidé de tirer le signal d’alarme en adressant une pétition directement au ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, annonce-t-elle sur Facebook :

Avec l’arrivée des beaux jours, les habitants du quartier du parc et des alentours subissent une explosion des rodéos sur deux roues et leurs conséquences sonores. Compte tenu de l’ampleur actuelle du problème, l’équipe municipale a mobilisé tous les moyens pour lutter contre ce fléau (saisie du préfet, réunions de travail avec les forces de police).

Dans l’optique de sensibiliser directement le ministre de l’Intérieur, nous invitons les Vernolitains à se rendre en mairie pour signer une pétition afin de renforcer les arguments plaidés par le maire. Cette pétition est à l’accueil de la mairie à compter de ce jour, jusqu’au 15 mai au soir. Bien que nos moyens d’agir sont limités, nous faisons tout pour garantir une sécurité et une tranquillité publique !

 

Ce mardi, la mairie de Meulan-en-Yvelines se félicitait par ailleurs sur Facebook de l’installation de premières barrières anti-motos, « réclamées par la Ville depuis longtemps », aux entrées du parc du bailleur social du quartier de Meulan-Paradis. Les habitants qui commentent cette publication confirment la gêne causée par ces deux roues, et pointent la nécessité de bloquer l’intégralité des accès.

Il y a près d’un an, c’est la maire de Chanteloup-les-Vignes, Catherine Arenou (DVD), qui tempêtait contre ces rodéos urbains. Elle envoyait alors un courrier au ministre de l’Intérieur lui demandant d’agir rapidement contre ce problème, et proposait quelques pistes de solution :

Nous souhaitons, en l’occurrence, vous alerter sur un problème que vous connaissez bien et qui resurgit chaque été dans nos villes : celui des rodéos de motocross et de quads, homologués ou non. Ce phénomène est en effet une source de nuisances et de dangers réels pour nos concitoyens.

A Chanteloup-les-Vignes, le bruit (de jour comme de nuit), les entorses au code de la route, la mise en péril d’autrui, les altercations verbales et les accidents physiques sont monnaie courante entre juin et septembre.

Chaque jour, des familles manquent de se faire renverser ou de voir leur enfant passer sous la roue d’un jeune conducteur, souvent mineur ; chaque année aussi, nous pleurons le décès ou l’hospitalisation d’un jeune. Cette situation est intolérable, tant pour nous, élus, que pour nos administrés, qui ne manquent pas de nous faire part de leur angoisse et de leur profond mécontentement.

Or, nos seuls moyens communaux ne nous permettent pas d’endiguer le fléau. Face à l’ampleur du problème, nos policiers municipaux et nos médiateurs de rue sont en grande partie impuissants. Leur cadre d’intervention, strict et limité, laisse peu de possibilités d’interpellation et provoque même, à l’inverse, une certaine forme d’impunité chez les contrevenants.

Nous pensons qu’il est urgent d’agir. Nous savons que plusieurs maires vous ont déjà interpellé sur cette question. La colère et la frustration de nos concitoyens est en effet de plus en plus difficile à contenir à Chanteloup-les-Vignes mais aussi à Carrières-sous-Poissy, à Roubaix, à Grigny, à Nantes, à Montreuil ou à Vaulx-en-Velin…

Nous vous demandons, par conséquent, la mise en œuvre d’un plan national de lutte contre les quads et motocross en milieu urbain, activable chaque année dans les communes concernées. Ce « plan anti-rodéo » pourrait prévoir, selon nous, diverses mesures coercitives et préventives :
Campagnes de prévention systématiques dans les collèges et les lycées,
Création d’unités dédiées dans la police nationale (pouvant intervenir de jour comme de nuit),
Mise en fourrière et destruction immédiate de tout véhicule non homologué ou impliqué dans un rodéo,
Augmentation des amendes pour les tapages diurnes ou nocturnes liés à l’usage d’un deux roues,
Création de postes de médiateurs « quad et moto » chargés d’intervenir sur les territoires pour
identifier et prévenir les dangers potentiels liés à l’usage d’un deux-roues à moteur…

Nous sommes sûrs que ces solutions (et bien d’autres encore) permettraient d’améliorer sensiblement la situation de nos territoires. Il ne tient plus qu’à vous de les mettre en œuvre.

SOURCE : TR 78CREDIT PHOTO : TR 78

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