Péage de Buchelay : trois gilets jaunes interpellés pour dégradations

Les policiers du commissariat de Mantes-la-Jolie ont interpellé trois individus se réclamant du mouvement des gilets jaunes. Ils sont les auteurs présumés de dégradations au péage de Buchelay.

Dans la nuit du 17 au 18 janvier 2019, des individus s’en sont pris aux installations du péage de Buchelay, en dégradant neuf monnayeurs, à l’aide de mousse expansive. Ils perturbaient également la circulation à l’aide de fumigènes jetés sur la chaussée.

Saisi des faits dès le lendemain par le biais de la plainte déposée par la Société des autoroutes Paris-Normandie (gestionnaire de l’A13, Ndlr), le directeur d’antenne locale rapportait aux enquêteurs avoir découvert au sol un ticket de caisse correspondant à l’achat de fumigènes bleus et blancs ainsi que d’un spray de décontaminant à lacrymogène.

L’exploitation des caméras du site a permis de distinguer au moins cinq individus, encapuchonnés et porteurs de cache-nez qui, en moins de deux minutes, s’évertuaient à combler et obstruer les interstices des monnayeurs à l’aide de bombes à mousse expansive.

L’examen du ticket a amené à découvrir que l’achat avait été réalisé la veille des faits, dans une armurerie du 10ème arrondissement de Paris. Les investigations menées avec le concours du groupement interbancaire a révélé l’identité du titulaire de cette carte bancaire.

Ce dernier, demeurant sur Paris, était défavorablement connu des services de police pour avoir été cité en 2014 dans une affaire d’escroquerie par le commissariat de Vannes, dans le Morbihan. La procédure, archivée, a révélé également un pseudo sur Facebook qui dévoilait une activité publique très intense en faveur des gilets jaunes.

Une étude de la téléphonie était mise en œuvre et confirmait la présence de l’individu, par le biais du bornage de son téléphone, aussi bien au moment des faits, à 2 h 54, que lors de l’achat sur Paris des fumigènes, à 11 h 48 la veille.

Enfin, une étude de ses correspondants sur la même période a révélé l’identité d’une seconde personne géo-localisée près du péage dans un temps voisin des faits (1 h 34). D’autres contacts bornaient également à cet endroit.Le complice, identifié, avait fait l’objet d’une garde à vue dans la cadre des manifestations des gilets jaunes, à Paris, le 5 janvier dernier.

Suites aux instructions du Parquet, un dispositif d’interpellation à domicile a été mis en place le 29 janvier au matin. Le premier individu a été interpellé en milieu de matinée. Lors de la perquisition, des vêtements similaires à ceux portés par les auteurs ont été saisis. Le second individu était absent du domicile parental. La perquisition a révélé la présence d’une cagoule susceptible d’être celle portée par un des auteurs.

Lors de son audition, le mis en cause a assumé sa participation et reconnu les faits. Il a expliqué qu’après avoir rencontré le second individu sur les manifestations parisiennes en décembre, ils s’étaient liés d’amitié et manifestaient toujours ensemble le désir de poursuivre leur combat en intégrant un point de revendication quotidien.

Ces derniers ont décidé d’agir le jeudi soir suivant au niveau du péage de Buchelay. Le mis en cause, muni de fumigènes et d’une bombe de mousse expansive, a pris à bord de son véhicule son compagnon. Ils ont rejoint d’autres individus sur la commune d’Epône.

Le groupe, composé de huit personnes, se scindait alors en deux, cinq étant prévus pour agir sur le péage et trois pour surveiller les alentours. Le mis en cause a reconnu avoir été désigné pour lancer les fumigènes, les quatre autres se chargeant de répandre de la mousse et de la peinture sur les monnayeurs. Il a désigné alors son comparse comme étant dédié à la surveillance.

Lors des auditions, il a nommé une troisième personne et l’a dénoncé comme appartenant au groupe et chargé de peindre les monnayeurs. Les deux individus en question se sont présentés finalement au service et ont été placés en garde à vue. Lors de leurs auditions, ils ont reconnu leur implication, les différentes auditions concordant en tous points.

Les trois mis en cause ont été déférés en vue d’une comparution immédiate, mais le jugement a été reporté à une date ultérieure.

SOURCE : TR78 CREDIT PHOTO : TR78

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