Grève locale à la SNCF : un train sur deux pour les lignes N et U, le RER C et les TER

Ce jeudi 15 février, les voyageurs du Transilien, du moins ses lignes N et U, ainsi que ceux empruntant le RER C ou le TER vers Chartre, doivent s’attendre à moitié moins de trains que d’habitude, et ce toute la journée, prévient la SNCF ce matin. Le détail des horaires pour chaque ligne est consultable sur cet article publié sur le blog des lignes N et U.

Le mouvement de grève de ces cheminots, est strictement local, précise la SNCF comme la CGT des cheminots de Trappes, seule à avoir diffusé sur Twitter les raisons de ce mouvement qui n’a « rien à voir avec la manifestation nationale » prévue le 8 février et reportée suite aux intempéries :

Un mouvement très suivi s’annonce jeudi de la part de vos agents des postes d’aiguillage de l’Ouest parisien (lignes C, N, U, TER PCLM, IC). Ce mouvement légitime a été entamé le 1er décembre dernier avec des revendications essentiellement salariales certes, mais qui au final ont un lien avec la qualité du service qui vous est rendu.

Avec le retard de 30 années sur la maintenance de nos infrastructures, la surcharge de travail devient incommensurable pour ceux qui en assurent la sécurité depuis les postes d’aiguillage. Notre règlement prévoit diverses manières pour faire en sorte que les agents assurent leurs fonctions en toute sécurité (pauses, renforts…) ou à défaut prévoit des indemnités pour pallier à ces manques.

La direction, elle, empoche des subventions conséquentes pour ces tâches, mais, depuis des années nos anges gardiens ne voient la couleur ni de l’un, ni de l’autre. Sans compter les temps de repos volés, les locaux parfois invivables sans travaux prévus, les sollicitations téléphoniques sur les week-ends, les sanctions systématiques en lieu et place d’une réelle formation et accompagnement et bien d’autres choses… bref.

La direction faisant la sourde oreille à tous ces griefs, malgré les réunions rganisées dans lesquelles aucune initiative conrète n’est prise depuis le 1er décembre et où ils se plaisent à jouer la montre, les agents ont décidé de se faire à nouveau entendre en cessant massivement le travail le 15 février.

Ces revendications touchant tous les agents de l’EIC, et du fait de l’attitude de la direction, ce mouvement s’étend sur toute notre région et bientôt sur toute l’Île-de-France ! La balle est dans le camp de nos dirigeants, mais nous ne céderont pas avant d’avoir des conditions de travail permettant d’assurer la sécurité des circulations, et soyez-en sûrs, pour le bon déroulement du plan de transport.

SOURCE : TR 78CREDIT PHOTO : TR 78

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