Un homme blessé par balle ce dimanche à Trappes, trois suspects interpellés

Un homme de 22 ans a été blessé à la jambe par un tir, dimanche 25 octobre, devant l’Hôpital privé de l’Ouest parisien, à Trappes. Trois Trappistes âgés de 19 à 23 ans ont été interpellés par la BAC dans la foulée, pour des faits sans aucun lien avec l’attentat raciste de vendredi.

Deux jours après l’attentat qui a endeuillé la ville, des coups de feu ont de nouveau retenti à Trappes, dimanche 25 octobre. Selon les informations du Parisien, un jeune homme de 22 ans a été touché au mollet en fin d’après-midi, rue Castiglione-del-Lago, devant l’Hôpital privé de l’Ouest parisien. Le tireur a pris la fuite. Des douilles de calibre 9 mm auraient été retrouvées sur place. La victime a été prise en charge par les secours, et ses jours ne seraient pas en danger.

 

La piste d’un règlement de comptes

 

Les policiers de la brigade anticriminalité ont rapidement mis la main sur trois suspects, tous domiciliés à Trappes et nés entre 2003 et 2007. Ils ont été placés en garde à vue pour « tentative d’homicide volontaire ». Les circonstances restent à éclaircir, mais l’hypothèse d’un lien avec le trafic de stupéfiants est privilégiée.

 

Les faits se sont déroulés peu après une marche blanche organisée à Trappes en mémoire de Volkan, un jeune homme de 23 ans mort en septembre.

 

Une ville encore sous le choc

 

Ce nouvel épisode survient dans une commune profondément marquée par l’attentat du vendredi 23 octobre. Ce matin-là, un homme a ouvert le feu depuis sa voiture sur des passants, à Trappes puis à La Verrière, tuant Pengo Bossio Wangi, un espoir français du MMA âgé de 26 ans, et blessant plusieurs autres personnes, dont une fillette de 12 ans. Le Parquet national antiterroriste a ouvert une enquête pour assassinat et tentatives d’assassinat terroristes en raison de l’origine des victimes. Venu sur place le soir même, Emmanuel Macron a dénoncé « un attentat terroriste raciste ».

 

Dimanche, plusieurs centaines de personnes ont défilé à Aubervilliers en hommage à Pengo, à l’appel de son club, la Atch Academy. Plusieurs associations et syndicats, dont la Ligue des droits de l’homme et SOS Racisme, appellent à des rassemblements ce lundi à Paris et dans toute la France, pour soutenir les victimes et dénoncer « la banalisation de la haine raciste ».

Partager cet article