Selon des informations de BFMTV confirmées par l’AFP, le suspect de l’attentat raciste de Trappes et La Verrière, Kévin T., aurait tenté de mettre fin à ses jours en détention. La tentative « a eu lieu il y a quelques jours », suivie, comme d’habitude, d’une prise en charge par les secours. Le pronostic vital de Kévin T. n’a pas été engagé et il a regagné sa cellule dans la même journée. Il a été brièvement hospitalisé, selon BFMTV.
Ses avocats, Baptiste Bellet et Eliott Amzallag, ont regretté auprès de l’AFP que cette information, qui relève de l’intimité de leur client, ait été divulguée aussi rapidement. Ils estiment néanmoins que cet épisode soulève « des interrogations légitimes quant à son état psychologique », qui devra faire l’objet d’une évaluation médicale approfondie.
Mis en examen et écroué le 29 octobre
Le 23 octobre, vers 10 h 30, cet homme de 39 ans avait tiré sur des passants à Trappes puis à La Verrière. Pengo Bossio Wangi, 26 ans, est décédé lors de l’attaque, et sept personnes ont été blessées, dont quatre grièvement. Interpellé à Coignières, le suspect a été mis en examen le 29 octobre par un juge d’instruction antiterroriste, notamment pour assassinat et tentatives d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste, avec la circonstance aggravante de racisme. Il a reconnu avoir ciblé des personnes musulmanes, africaines ou nord-africaines.
Sur son état psychique, le procureur antiterroriste avait indiqué que, selon le médecin, le diagnostic de schizophrénie avancé par le suspect était « davantage une interprétation de l’intéressé » qu’une conclusion médicale. Des analyses ont aussi révélé la présence de cannabis et de cocaïne dans son sang au moment des faits, ainsi que de molécules compatibles avec des antipsychotiques et des antidépresseurs, d’après le parquet national antiterroriste. Condamné à quatre reprises, la dernière en 2012, il reste présumé innocent. Les investigations se poursuivent sous la direction de trois juges d’instruction antiterroristes.

