Un nouveau centre de tri à la pointe de la technologie pour Valoseine

Grâce à son nouveau centre de tri, le syndicat Valoseine va pouvoir prendre en charge jusqu’à 40 000 tonnes de déchets par an, grâce à des ajouts technologiques comme des capteurs optiques et l’intelligence artificielle.

« Tout le monde veut sauver la planète mais personne ne veut sortir les poubelles » clamait Jean Yanne. François Dazelle, le président de Valoseine, aime beaucoup employer cette maxime lorsqu’il évoque sa société. En effet, les poubelles représentent son cœur de métier, surtout la jaune. Les extensions des consignes de tri ont augmenté le volume de déchets à trier et il fallait des installations plus performantes afin de tenir cette cadence.

 

En 2023, Valoseine avait donc décidé de moderniser son centre de tri de Cyrène, basé à Triel-sur-Seine, pour répondre à cette demande. Trois ans de travaux et 34 millions d’euros plus tard, Cyrène se nomme désormais Valopôle Matières. Pour symboliser ce passage entre le passé et le futur, François Dazelle avait décidé de convier ses prédécesseurs. Celui qui est aussi maire d’Achères a fait ajouter une plaque en l’honneur de Jean-Luc Gris, ancien président de Valoseine disparu subitement en 2022. Elle a été dévoilée en présence de sa épouse et de son fils.

 

La capacité de traitement des déchets est passé de 20 000 T/an à 40 000, soit 13 tonnes par heure, une augmentation due à l’ajout de plusieurs technologies que Valoseine a tenu à faire découvrir aux personnes invitées lors de l’inauguration du 15 octobre dernier. Une fois arrivés sur place, les camions – qui interviennent sur 167 communes yvelinoises, soit 550 000 habitants - déchargent les déchets sur un tapis roulant où un premier tri visuel est réalisé par un opérateur. Ensuite, des trommels, sorte de gros tambour de machine à laver avec des trous, permettent de différencier les déchets de moins de 30 centimètres.  Ils continuent sur un plateau qui les fait rebondir, distinguant ainsi les corps fibreux (carton, papier) et ceux plein. Un séparateur magnétique couplé à des courants de Foucault sépare les métaux ferreux et non ferreux.

 

13 tonnes de déchets sont triées chaque heure.

 

Un outil pédagogique

 

Tout au long de ce processus se trouve également onze capteurs optiques qui arrivent à faire la différence entre les films et les barquettes en polypropylène. L’intelligence artificielle joue aussi un rôle crucial dans la reconnaissance des types de matériaux. En bout de chaîne se trouvent treize tapis de surtri dans le but d’obtenir des piles de déchets les plus parfaites possibles. « Cela nous permet de mieux les valoriser derrière, indique François Dazelle. C’est important car cela diminue les coûts pour la collectivité et donc pour les habitants. »

 

Les élèves pourront tester leurs connaissances sur des battle tri.

 

Par ailleurs, Valopôle Matières sera un équipement pédagogique. En plus du parcours à travers le cycle de tri, les élèves pourront s’amuser à tester leurs connaissances sur des « battle de tri » ou bien se mettre dans la peau d’un opérateur grâce à des programmes informatiques développés spécifiquement pour Valoseine.  « Nous souhaitons doubler voire tripler le rythme de ces visites (actuellement une fois par semaine, Ndlr), assure François Dazelle. Nous avons déjà consenti à un effort financier pour aider les écoles à venir en bus. »

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