« Je suis innocent ». C’étaient les derniers mots de Cédric Aoun lors de son procès la semaine dernière. Il faisait face à son ancienne collaboratrice, avec qui l’élu triellois avait entretenu une relation sentimentale durant deux ans, et qui l’accusait de harcèlement moral durant la période du 1er mars 2024 au 1er juillet 2024. La procureure de la République avait requis contre lui deux ans d’inéligibilité assortie de 4 mois de prison, également avec sursis.
Ce vendredi 11 septembre, le tribunal de Versailles devait donc rendre son verdict et a donc penché en la faveur du maire de Triel-sur-Seine. Les magistrats ont invoqué « une conflictualité réciproque et aiguë ». L’embauche d’un détective privé, les allers et venues près du local de l’association de la plaignante ainsi que de son domicile, la présidente de la cour a estimé qu’elles étaient des « réactions à des attaques personnelles ». Toutefois, celle-ci admet « le manque flagrant de discernement et la légèreté » du maire et qu’il y avait bien eu un mélange des genres entre la vie politique et personnelle.
« Une décision logique »
Cédric Aoun ne s’était pas déplacé jusqu’à la ville-préfecture et a été informé par ses avocats, Robin Binsard et Aurane Reihanian, de la décision du tribunal. « Il est soulagé de cette relaxe qu’il estime être la décision logique » indique Robin Binsard. Quant à ses deux défenseurs, ils accueillent ce jugement avec « satisfaction ». « Cela met fin à des années de calomnies instrumentalisées par l’opposition contre le maire. Il est désormais acquis que Cédric Aoun est parfaitement innocent de ce qu’on lui reprochait » ajoutent-ils. Enfin, la plaignante ne souhaite pas faire appel, ce qui correspondait bien à son vœu le plus cher, tourner enfin cette page et se reconstruire. Le parquet peut encore faire appel de la décision.

