Yvelines : quatre villes récompensées pour avoir éteint ou réduit leur éclairage public

En France, 374 communes se sont vues décerner en 2018 le label « Villes et villages étoilés », délivré chaque année par l’Association nationale pour la protection du ciel et de l’environnement nocturnes (Anpcen) et valable quatre ans. Depuis 2009, près de 600 communes ont ainsi bénéficié de ce label destiné à récompenser des actions visant à réduire l’éclairage nocturne.

Dans les Yvelines, quatre communes décrochent le label lors de cette édition. Sur un classement allant d’une à cinq étoiles pour les plus vertueuses, Jouy-Mauvoisin et Bonnelles obtiennent deux étoiles, tandis que Saint-Arnoult-en-Yvelines et Bullion décrochent une étoile :

Celui-ci récompense les communes engagées dans une démarche d’amélioration continue de la qualité de l’environnement nocturne tant pour les humains que pour la biodiversité ; il incite aux économies d’énergie, à la diminution de coûts publics inutiles et à la sensibilisation des habitants aux différents impacts de la pollution lumineuse.

Le succès de « Villes et villages étoilés » est confirmé par le nombre d’inscriptions en forte croissance. De plus, porter attention à la pollution lumineuse permet de concilier attention écologique et économies et fait de cette démarche de progrès un processus gagnant pour tous et pour l’environnement : « les Villes et Villages étoilés par exemple éclairent 33 % de moins que la moyenne nationale ; ces communes projettent ainsi d’économiser 3,4 millions euros en moins par réduction de la durée d’éclairement en milieu de nuit et plus de 6 millions d’euros au total » indique l’Anpcen.

« Villes et villages étoilés prolonge nos différentes actions de sensibilisation et d’accompagnement toute l’année auprès des communes, et ce depuis près de 20 ans. De plus, nous faisons du label une dynamique pleinement inscrite dans les objectifs publics relatifs aux nuisances lumineuses inscrits dans quatre lois comme la loi de transition énergétique appelant à la sobriété énergétique et lumineuse, ou la loi de reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages de 2016 reconnaissant les paysages nocturnes comme patrimoine commun de la nation » souligne l’Anpcen.
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Pour l’Anpcen, il ne s’agit pas bien sûr de remettre en question la nécessité d’éclairer pour des besoins évidents de sécurité et d’agrément, ni de supprimer l’éclairage artificiel, mais il est urgent de le concevoir différemment et l’organiser de manière à en atténuer les impacts négatifs afin d’en faire un service adapté aux enjeux du XXIe siècle et non pas une réponse des siècles précédents.

En une cinquantaine d’années, l’homme a bouleversé l’alternance naturelle du jour et de la nuit en développant de manière anarchique et disproportionnée l’éclairage artificiel : 11 millions de points lumineux pour le seul éclairage public en 2012, soit une progression de 89 % entraînant une augmentation de 94 % de lumière émise en 25 ans seulement.

S’ajoutent à ceci 3,5 millions d’enseignes lumineuses au moins, des publicités lumineuses, des éclairages privés, des plans lumière…. L’ensemble se traduit aujourd’hui par un halo de lumière enveloppant chaque ville et village de France, des lumières intrusives, des lumières éclairant le ciel ou fragmentant les milieux naturels et rompant l’alternance naturelle du jour et de la nuit qui permet la synchronisation de l’horloge biologique des êtres vivants.

C’est pourquoi l’Anpcen alerte sur le fait que l’éclairage non adapté aux besoins a notamment des conséquences fortes sur les dépenses publiques, sur les consommations énergétiques, sur le sommeil et la santé humaine comme sur l’environnement.

SOURCE : COMMUNIQUÉ DE PRESSE – ANPCENCREDIT PHOTO : TR 78

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