Mantes-la-Jolie : un ouvrage aborde le patrimoine de la ville sous le prisme de l’histoire de France

La nouvelle publication du service Patrimoine et Inventaire de la Région Ile-de-France sera disponible le 3 mai. Intitulé “Le patrimoine de Mantes-la-Jolie, un passé en éternel devenir”, l’ouvrage retrace l’histoire du patrimoine mantais au gré des multiples traces laissées dans la ville par l’histoire de France. Ce livre cartonné et illustré de 160 pages et 210 images, est le cinquième numéro de la collection de beaux livres. Il sera disponible en librairies et sur le site internet www.lieuxdits.fr au prix de 24 € :

Une collégiale gothique, des fortifications, des hôtels particuliers, un hôtel-Dieu, une sous-préfecture Napoléon III, des cités-jardins, une « plus belle mairie de France », le grand ensemble du Val Fourré, comment trouver une logique à cet inventaire à la Prévert ? Tout simplement en chaussant les bottes de sept lieues de l’histoire de France !

Voici, en effet, Guillaume le Conquérant qui incendie la ville en 1087. Voici Louis VII le Jeune dont le frère Philippe est abbé de la collégiale. Ils sont suivis par les deux cousins ennemis, Charles de Navarre dit le Mauvais et Charles V dit le Sage, qui n’ont de cesse de fortifer la ville, le pont, le château, la collégiale.

Mais ne dirait-on pas Du Guesclin qui vient de reprendre la ville au nom du roi ? La roue de fortune de l’église Sainte-Anne continue de tourner et voici Mantes sous la domination des Anglais qui fortifent encore et construisent la tour Saint- Martin.

J’aperçois Henri IV qui trépigne aux portes de Paris. Mantes est alors un court instant la petite capitale de la France. Anne d’Autriche et le jeune roi Louis XIV viennent pour un petit séjour dans les hôtels de la rue Baudin. Il me semble reconnaître Bossuet, c’est vrai qu’il est doyen de Gassicourt.

Mais le vieux pont menace ruine et l’ingénieur Perronet vient en construire un nouveau. L’histoire s’accélère, les révolutionnaires maltraitent la collégiale, le chemin de fer transforme l’horizon et la population augmente, augmente si bien que Mantes annexe les territoires alentour, Mantes-la-Ville puis Gassicourt.

Mais j’entends les sirènes hurler, les Alliés bombardent le pont et la voie ferrée. Il faut reconstruire et le président Vincent Auriol vient poser la première pierre de la renaissance de la cité. C’est le prélude à la modernité qui gagne de plus en plus, détruit les Bas-Quartiers, urbanise un aérodrome…

La voici, la logique de ce parcours patrimonial, le passé de la ville est en éternel devenir.

SOURCE : COMMUNIQUÉ DE PRESSECREDIT PHOTO : TR 78

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