Mantes-la-Jolie : Adova supprime 61 postes chez Dunlopillo et investit 20 millions d’euros

Dans le cadre d’une réorganisation industrielle et commerciale nommée « Ambition », le groupe de literie Adova veut construire une usine flambant neuve pour Dunlopillo en 2020. Elle regrouperait les activités de la marque sur son site historique de Mantes-la-Jolie, au coeur du quartier de Gassicourt, révèle La Gazette en Yvelines ce vendredi 1er juin :

L’an dernier, la direction du groupe hésitait entre Limay et Buchelay. Elle a finalement choisi de rester à Mantes-la-Jolie (Quelques jours avant, L’Est Eclair rapportait un investissement d’ampleur similaire à Bar-sur-Aube, Ndlr).
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« Ca a été un peu plus long à Mantes car c’est un peu plus compliqué. Il y a plus d’intervenants, il faut trouver le bon terrain au bon endroit, et on est un site Seveso, explique Jacques Schaffnit (président d’Adova group, Ndlr). C’est un très beau site, on veut faire une vraie usine tournée vers l’écologie, Seveso, dans un quartier devenu résidentiel, et parce que c’est un petit clin d’oeil au passé pour revenir dans une nouvelle histoire. »

 

Mais la direction d’Adova a aussi présenté vendredi matin un Plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) aux organisations syndicales de 191 suppressions d’emploi. Cinq des sept sites d’implantation sont concernés : Mantes-la-Jolie-Limay, Bar-sur-Aube (Aube), Mer (Loir-et-Cher), Le Coteau (Loire) et Saint-Amand-les-Eaux (Nord).

Selon « une source proche du dossier » citée par l’AFP ce vendredi, sont prévus « 155 départs contraints “au maximum”, le reste devant faire l’objet de départs volontaires et de reclassements internes ». A Mantes-la-Jolie et à Limay, les deux sites de production de Dunlopillo, 61 postes seront supprimés, soit 24 % de l’effectif de 254 salariés :

Si Adova n’avait pas fait mystère aux syndicats de ses intentions ces derniers mois, l’ampleur du PSE restait inconnue. « On nous présente un projet Ambition, pour la pérennité de Paris bedding, avec au sein de celui-ci la suppression de 61 postes, décrit avec incompréhension Hervé Vincent, responsable de la CFE-CGC Dunlopillo. Deux ans, c’est le temps qui avait été convenu au tribunal de commerce, où les effectifs ne seraient pas touchés. Une semaine après, on a un PSE… »

 

Le nouveau président du groupe, Jacques Schaffnit a été nommé en septembre 2017 par le fonds de retournement Perceva. Ce dernier a repris le groupe Cauval il y a deux ans lors d’un passage devant le tribunal de commerce, qui faisait suite à plusieurs plans sociaux depuis 2008 :

« Dunlopillo a été malmenée par les précédents actionnaires, c’est aujourd’hui moins de 20 millions d’euros de chiffre d’affaires là où on en faisait 100, rappelle surtout Jacques Schaffnit. On transfère de la production d’ici septembre pour faire 35 millions d’euros de chiffre d’affaires, et pour faire simple, j’espère le doubler à 70 millions d’euros dans trois ans. »

« On lance aussi un plan de formation sous une forme rotative, ils seront formés sur 14 mois », ajoute-t-il en direction du personnel du Mantois. Un discours auquel les représentants du personnel, très loin d’envisager un avenir en rose, se montrent quelque peu étanches.

« Les premiers dommages collatéraux sont pour les salariés, puis nos clients (prévenus personnellement ce matin par Jacques Schaffit, Ndlr), les fournisseurs, et la crédibilité de notre groupe », estime Dominique Leroy (secrétaire de la CGT Dunlopillo, Ndlr).

SOURCE : TR 78CREDIT PHOTO : TR 78

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