L’après-coronavirus : Sophie Primas, sénatrice : “il va falloir mettre un coup de rein”

A l’occasion de l’examen de la loi d’urgence relative à l’épidémie Covid-19, adoptée par le Sénat, la sénatrice des Yvelines, Sophie Primas (LR), a suggéré qu’après la crise sanitaire, le travaille dominical et durant l’été pourrait-être nécessaire pour sauver l’économie.

Dimanche 22 mars, le Sénat a voté définitivement les mesures d’urgence pour affronter l’épidemie Covid-19. Parmi elles, l’installation de l’état d’urgence sanitaire pour une durée de deux mois, le durcissement des sanctions pour les personnes qui ne respecteraient pas le confinement. Ont également été votées, de nombreuses dispositions économiques, destinées à sauvegarder l’économie française et aider les entreprises à traverser la crise.

Le projet de loi prévoit notamment de donner la possibilité aux employeurs, grâce à un accord d’entreprise, d’imposer une semaine de congés payés à leurs salariés pendant la période de confinement.

Dans les conditions prévues à l’article 38 de la Constitution, le Gouvernement est autorisé à prendre par ordonnances, dans un délai de trois mois à compter de la publication de la présente loi, toute mesure, pouvant entrer en vigueur, si nécessaire, à compter du 12 mars 2020 […]

De permettre à un accord d’entreprise ou de branche d’autoriser l’employeur à imposer ou à modifier les dates de prise d’une partie des congés payés dans la limite de six jours ouvrables, en dérogeant aux délais de prévenance et aux modalités de prise de ces congés définis par les dispositions du livre Ier de la troisième partie du code du travail et par les conventions et accords collectifs applicables dans l’entreprise; […]

De permettre à tout employeur d’imposer ou de modifier unilatéralement les dates des jours de réduction du temps de travail, des jours de repos prévus par les conventions de forfait et des jours de repos affectés sur le compte épargne temps du salarié, en dérogeant aux délais de prévenance et aux modalités d’utilisation définis au livre Ier de la troisième partie du code du travail, par les conventions et accords collectifs ainsi que par le statut général de la fonction publique.

 
Par l’intermédiaire de sa présidente, la sénatrice des Yvelines Sophie Primas (LR), la commission des affaires économiques a émis un avis favorable à toutes les mesures du titre 3, proposé par le texte du gouvernement.

“Après les trente glorieuses, nous sommes sans doute entrés dans les trente dangereuses”. Lors de son allocution le 19 mars devant la ministre du travail Muriel Pénicaud, Sophie Primas a également suggéré que ce choc “affectera fortement notre modèle économique”, et que le travail dominical et durant la période estivale pourrait devenir l’une des solutions de relance :

“Il faut protéger les salariés, il y a des dispositifs qui ont été mis en place […] mais il y a aussi des outils qui doivent être mis à la disposition des entreprises, pour leur permettre, pendant cette période là mais aussi après, par ce quand il va falloir redémarrer les entreprises, il va falloir mettre un coup de rein, il va falloir y aller, il va falloir peut-être travailler un peu plus que les 35h, il va falloir peut-être travailler le dimanche, et il va falloir peut-être falloir travailler en juillet et en août. C’est confortable pour personne, mais on est en face d’une crise économique majeure.”

Ainsi cette dernière a interrogé la ministre concernant le temps imaginé par le gouvernement sur la pérénité de ces dérogations avant un retour au droit commun.

SOURCE : Public SenatCREDIT PHOTO : TR 78

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