Conflans-Sainte-Honorine : 298 réfugiés tibétains relogés, le maire remercie l’Etat

Mardi dernier, près de 300 Tibétains réfugiés en France et logés sous des tentes au Pointil, à Conflans-Sainte-Honorine, ont été évacués vers quatre centres d’hébergement d’urgence en Île-de-France, relate Le Parisien :

L’opération, mise en place à partir de 8 heures par la sous-préfecture de Saint-Germain-en-Laye, s’est déroulée dans le calme. Pas moins de huit bus ont été tout spécialement affrétés pour acheminer les réfugiés vers les différents établissements.

Sacs et valises à la main, les Tibétains, alignés en file indienne, sont montés tout sourire dans les bus. « Ils étaient prêts dès notre arrivée, souligne Stéphane Grauvogel, le sous-préfet. Ils avaient replié leur tente mais aussi nettoyé le terrain et mis en tas les matelas usagés ».

 

La Ligue des droits de l’homme de Conflans-Sainte-Honorine a mis en ligne une vidéo de cette évacuation pour ce qui était devenu depuis plusieurs mois le camp de tentes du Pointil :

 

Par un communiqué de presse envoyé hier, le maire conflanais, Laurent Brosse (LR), a souhaité remercier l’Etat dont il rappelle qu’il a tenu les engagements pris ces derniers mois :

Depuis le mois de juin dernier, nous sommes avec Joëlle Devos, Adjointe au maire déléguée à l’action sociale, dans un souci permanent de sécurité, en négociation constante avec la préfecture des Yvelines pour que l’Etat trouve des solutions de relogements pérennes aux réfugiés tibétains installés sous des tentes de fortune au Pointil.

Le 16 novembre dernier, à ma demande de réunion en urgence au vu de la dégradation conditions climatiques, Monsieur Serge Morvan, préfet des Yvelines, a annoncé un plan d’action. Aujourd’hui, l’Etat a tenu ses engagements en relogeant les 298 réfugiés tibétains du Pointil. Je tiens à remercier les équipes d’encadrement de l’État et de la Pierre blanche, les forces de l’ordre et aussi mon collègue, maire de Maurecourt, qui a accepté de prêter un gymnase pour un accueil transitoire.

J’avais pour ma part proposé à la sous-préfecture un gymnase municipal et un local d’un bailleur social qui finalement n’ont pas été utilisés. Nous serons très vigilants pour que les réfugiés tibétains ne retrouvent pas cette situation de très grande précarité et nous poursuivons, dès maintenant, notre travail partenarial avec l’Etat sur le suivi de la situation humanitaire.

 

L’une des bénévoles franciliennes assistant cette communauté de réfugiés tibétains a publié hier sur Facebook un message relatant la situation de certains des Tibétains évacués, et logés dans deux centres d’hébergement parisiens :

Cet après-midi, je suis allée en visite dans (ou plutôt devant car interdit de rentrer) les deux centres d’hébergement de Paris où ont été transférés une centaine de Tibetains hier. J’avais pris rendez-vous avec une dizaine qui m-ont rejoint dehors.

Ils sont dans d excellentes conditions de confort et d’encadrement. Dans un lieu, des chambres de quatre (avec d’autres nationalités) et les repas très copieux sur place. Dans l’autre lieu, une grande salle dortoir aménagée spécialement pour eux, avec gardiennage de leurs bagages et aussi les trois repas.

Au réfectoire, ils ont tenté de faire le service (comme au bateau) mais très surpris… il y a des serveurs. Ils ont pu laver leur linge, prendre une douche, rencontrer une assistante sociale et docteur si besoin. Ils sont enchantés et très reconnaissants au gouvernement français. Et… dès demain, une trentaine d’un des deux centres vont être déplacés dans d’autres lieux.

SOURCE : TR 78CREDIT PHOTO : TR 78

Regardez aussi

Carrières-sous-Poissy : Eddie Aït refuse des “alliances de circonstances”

Dans un communiqué de presse publié jeudi 4 juin dans l’après-midi, le candidat à la mairie de Carrières-sous-Poissy Eddie Aït, dénonce des « alliances de circonstances ». Ses déclarations interviennent ainsi peu après l’annonce de la fusion des listes conduites par Khadija Gamraoui et Anthony Effroi.