Presque 35 ans que les pompiers des Mureaux entendent parler d’une nouvelle caserne. Mais l’arlésienne pointe enfin le bout de son nez. En effet, à l’intersection des rues Robert-Cimetière et Pierre-Bérégovoy, la structure générale est déjà bien visible. Certes, il faut un minimum d’imagination pour se projeter avec tous ces murs en béton. « Là c’est la salle de sport, ici, la cuisine » indique Alexandre Guibourt, architecte au cabinet Ameller Dubois, lors d’une visite de chantier organisée le 6 novembre par le Département des Yvelines.
Suzanne Jaunet, conseillère départementale, mais aussi présidente du SDIS 78 (Service départemental d'incendie et de secours) veille au respect du cahier des charges. « La tour d’exercice est accessible par combien de côté ? » demande-t-elle en regardant les plans. « Sur trois, comme à Montigny-le-Bretonneux » la rassure Alexandre Guibourt. Cette remarque fait sourire les pompiers présents : « On sait qu’elle est pointilleuse, on la pratique depuis plusieurs années. »
Un bâtiment enfin mixte
Cette déambulation ravit le capitaine de la caserne des Mureaux, Christophe Porchet. « Cela va être un électrochoc quand on investira les lieux » explique-t-il. L’édifice situé rue des Bouvreuils n’est plus vraiment fonctionnel. Par exemple, le manque de places de parking oblige les pompiers à se garer devant leurs camions, un problème quand on réalise entre 5 000 et 6 000 interventions par an, soit environ une quinzaine par jour.
Mais la principale avancée sera de pouvoir accueillir… des femmes. Sur la cinquantaine de casernes que comptent les Yvelines, celle des Mureaux faisait figure de vilain petit canard. « On n’a que des douches collectives » précise Christophe Porchet. Dorénavant, dans le nouveau bâtiment, chacun aura son espace dédié, y compris les équipements.
L’aspect pratique a également été repensé sur ce terrain de 10 000 m² de surface. Les véhicules qui reviennent d’intervention emprunteront la rue Pierre-Bérégovoy, passeront devant le parking, puis rejoindront directement la remise. À l’intérieur de celle-ci se trouve une cellule de désinfection pour les ambulances, avec une rentrée et une sortie en marche avant. « On a optimisé les manœuvres pour éviter les accidents » note Alexandre Guibourt.

Une ouverture pour la Sainte-Barde 2027
Par ailleurs, la façade extérieure est composée de deux matériaux : un revêtement « ocre rouge » et du bardage métallique plein ou perforé. « Cela sert à occulter la lumière, parce qu’on a peu de protection solaire, pointe le cabinet d’architecture. Il n'y a pas de vis-à-vis donc on a ce souci de protection solaire pour éviter les surchauffes. »
Ameller Dubois s’est voulu rassurant sur le déroulement du chantier. Pour le moment, tous les délais sont respectés. Le gros œuvre devrait être fini d’ici la fin de l’année, et les travaux de finition débuteront début 2027, avec une inauguration prévue en novembre. « Pile poil pendant la Sainte-Barbe ! », plaisantent alors les pompiers.

