« On veut de bonnes conditions pour étudier » : quand le maire de Magnanville reçoit des lycéens en mairie

Sur invitation du maire Michel Lebouc, une délégation de lycéens de Léopold Sedar Senghor a été reçue à la mairie de Magnanville vendredi dernier, afin d’exposer les revendications de leur mouvement. Vétusté, manque de professeurs, emplois du temps morcelés… Les élèves disent aussi se sentir stigmatisés.

Les lycéens ont pu énumérer leurs revendications auprès du maire magnanvillois, en fin de semaine dernière. (Crédit : Ville de Magnanville)

« La vérité, c’est qu’on parle de ces problèmes depuis des années mais qu’on n’est pas écouté ». C’est le constat que des lycéens de Senghor ont livré au maire de Magnanville, Michel Lebouc, qui les avait invités en mairie le vendredi 16 octobre pour parler de leur mouvement, alors que les blocus se multiplient dans les lycées de France depuis plusieurs semaines.

 

« Ce mouvement vous appartient »

 

« L’avenir, c’est vous ! », leur a lancé l’édile en les accueillant. Les échanges, « sans langue de bois » selon la municipalité, ont porté sur leurs conditions d’apprentissage : vétusté des locaux, manque de professeurs, emplois du temps morcelés, mais aussi le sentiment d’un manque de considération, voire de dénigrement. « On essaie de nous stigmatiser, de faire croire qu’on ne veut pas travailler mais c’est faux. C’est juste qu’on veut de bonnes conditions pour étudier », ont indiqué les lycéens d’après les propos rapportés par la Ville, qui ont aussi exprimé leur solidarité avec les autres élèves mobilisés partout en France.

 

Le maire a salué la transparence, l’éloquence et l’esprit constructif de ses invités. Il leur a promis de rester à leur écoute, tout en leur conseillant de préserver l’indépendance de leur mouvement. « Ce mouvement vous appartient », a-t-il conclu. Quelques jours plus tôt, c'est le maire de Conflans-Sainte-Honorine, Raphaël Prats, qui donnait de son temps pour entendre les lycéens de sa commune.

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