Octobre rose : à l’hôpital de Poissy, les patientes disposent de casques réfrigérants pour empêcher la chute de leurs cheveux

En juillet, le centre hospitalier intercommunal de Poissy-Saint-Germain s’est doté de quatre casques réfrigérants. Ils permettent aux patients souffrant de cancer de limiter la perte de leurs cheveux durant la prise de leur traitement.

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Les casques réfrigérants sont déposés trente minutes avant le début du traitement et retirés trente minutes après.

Tous les ans, le centre hospitalier intercommunal de Poissy-Saint-Germain (CHIPS) se mobilise pour Octobre rose avec plusieurs stands d’information et des ventes de pâtisseries. L’argent récolté sert ensuite à financer des projets importants pour une meilleure prise en charge des patients comme le démontre les acquisitions de juillet dernier : quatre casques réfrigérants pour les personnes traitées par chimiothérapie alopéciante. « Trois ans que je me bats pour les obtenir » glisse Gabriella Tossen, oncologue au CHIPS, pas peu fière de les avoir puisqu’il n’y en a qu’une cinquantaine en France. La Ligue contre le cancer des Yvelines a aussi financé les casques à hauteur de 50%. « On ne pouvait pas plus, sinon ils [les casques] devenaient notre propriété » regrette le docteur Jean-Christophe Seguier qui fait partie de cette association.

 

 

 

 

L’hôpital pisciacais était déjà en possession d’un dispositif similaire. « C’étaient des casques qu’on laissait dans un réfrigérateur jusqu’à -18°C, indique l’infirmière Charlène Leboucher. Sauf que pour l’utiliser, il fallait mouiller les cheveux des patients toutes les vingt minutes. » Autre désagrément, l’extrême froideur pouvait provoquer des brûlures sur le pourtour du cuir chevelu. Dorénavant c’est une machine qui refroidit progressivement le casque jusqu’à -4°C. Il est ensuite déposé trente minutes avant le début du traitement et retiré trente minutes plus après la fin. « Cela surprend un peu » concède Monique, une septuagénaire traitée pour un cancer du sein, toute heureuse de constater l’absence de cheveux sur sa brosse lorsqu’elle se peigne. « Cela n’empêche pas 100% de chute des cheveux mais cela réduit d’au moins 50% » assène Gabriella Tossen.

 

« Les cheveux représentent la féminité »

 

« Les molécules de la chimiothérapie s’introduisent partout et attaquent les follicules, indique Chloé, une autre infirmière de l’établissement de santé pisciacais. Mais la vasoconstriction provoquée par le froid réduit ces effets. » Les bénéfices peuvent également se voir à long terme, lorsque le traitement est enfin fini et la patiente en rémission. « La repousse est meilleure. Après la chimiothérapie, les cheveux peuvent passer d’épais à fin, voire changer de couleur » explique Camille, une collègue de Charlène et Chloé.

 

« Les cheveux représentent la féminité » ajoute Gabriella Tossen. Les trois infirmières abondent en son sens. Elles proposent systématiquement ce dispositif aux patients subissant une chimiothérapie alopéciante et, pour le moment, les utilisateurs ne sont que des utilisatrices.

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