Glissements de terrain au Port-Marly : le Préfet reconnaît l'état de catastrophe naturelle

Frappée par deux glissements de terrain en avril et août 2026, la commune du Port-Marly a vu 140 habitants contraints de quitter leur logement. La préfecture des Yvelines a publié un arrêté de catastrophe naturelle le mardi 22 septembre.

Les assurances vont prendre en charge les dégâts subis par les sinistrés. (Illustration)

Le Port-Marly n'a pas eu de chance avec les sols cette année. Un premier glissement de terrain, le 23 avril, avait contraint plusieurs dizaines d'habitants à évacuer leur domicile. Après une phase de sécurisation, une partie d'entre eux avait pu rentrer chez elle. Mais les fortes pluies des 27 et 28 août ont tout remis en question : un deuxième glissement, bien plus important, a entraîné cette fois l'évacuation complète des immeubles exposés. Au total, 140 personnes, propriétaires et locataires, se retrouvent sans toit.

 

Prise en charge par les assurances

 

Face à cette situation, l'État et les collectivités se sont coordonnés lors d'une réunion le 2 septembre dernier, réunissant le préfet des Yvelines Brice Blondel, le maire du Port-Marly, la communauté d'agglomération Saint-Germain Boucles de Seine et le syndicat mixte Seine Ouest. Le préfet a confirmé la mobilisation du fonds d'aide au relogement d'urgence (FARU) pour accompagner chaque sinistré. « L’urgence est maintenant à la sécurisation du site pour stabiliser les sols et pouvoir assurer la réouverture sécurisée des logements », déclare la Préfecture dans un communiqué.

 

L'arrêté de catastrophe naturelle publié le mardi 22 septembre permettra aux assureurs de prendre en charge les dommages subis par les résidents. Côté travaux, un ouvrage de protection et de gestion des eaux pluviales sera construit dans les prochains mois, avec un cofinancement de l'État via le « fonds Barnier ».

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