Des drones, des capteurs et du covoiturage pour repenser la mobilité entre Poissy et Triel-sur-Seine

Le Département des Yvelines présentait MetaCCAZE aux Pisciacais ce jeudi : un projet européen d'expérimentation sur les mobilités de demain… et la route reliant Poissy à Triel-sur-Seine est le seul endroit en France où il est testé.

À Tampere (Finlande), un bus autonome sans chauffeur circule depuis juin 2026 sur la ligne 301, dans le cadre du projet européen MetaCCAZE. (Crédit : Mettacaze)

Le jeudi 17 septembre, sur le parvis de la gare de Poissy, une poignée de curieux s'arrêtaient devant un stand un peu particulier. Le nom ne dit pas grand-chose au commun des mortels : MetaCCAZE, pour Mobility, Energy, Transport Automation, Connected & Clean Autonomous Zero-Emission. Mais derrière cet acronyme bruxellois se cache une expérimentation concrète, qui va concerner les habitants de Poissy et de Triel dès cet automne.

 

Le projet réunit 44 partenaires européens, dont des villes comme Amsterdam et Milan, autour d'un financement de 24,7 millions d'euros de l'Union Européenne. En France, un seul territoire est retenu : le corridor entre Poissy et Triel-sur-Seine, sur la RD190.

 

Comment ça marche ?

 

Le projet se déroule en deux phases. D'abord, d'octobre à janvier, des drones, des caméras et des capteurs seront déployés dans le secteur de la gare de Poissy pour analyser les flux de circulation (voitures, bus, piétons) et cartographier les dynamiques de trafic.

 

Puis, de janvier à mars, place à l'expérimentation humaine : une application permettra aux habitants volontaires de réserver des trajets entre Poissy et Triel, assurés par des chauffeurs dans des véhicules électriques (Tesla et Renault Zoé). Une sorte de covoiturage organisé, en temps réel, adapté aux conditions de circulation.

 

« L'objectif, c'est d'améliorer en réel le trajet entre Triel et Poissy en fonction de la circulation, des bus, des connexions », résume Anne-Sophie Maréchal, cheffe de projet à la direction des mobilités du Département des Yvelines.

 

 

Ce n'est pas un hasard si c'est ici que ça se passe. La gare de Poissy est déjà un nœud multimodal majeur, desservie par les RER A et J, et bientôt rejointe par le RER E et le tram T13. « Poissy est un gros hub, ça pouvait être intéressant d'y tester de nouvelles mobilités », explique Anne-Sophie Maréchal. Le secteur souffre par ailleurs d'une congestion chronique : 3 000 camions y transitent chaque jour. Autant dire que le champ d'action ne manque pas.

 

Et après l'expérimentation ?

 

L'expérimentation débouchera sur un rapport remis à l'Europe. Selon les résultats, les collectivités locales pourront décider ou non de pérenniser tout ou partie du dispositif.

 

Pour participer aux tests, il suffit de scanner un QR code, de renseigner quelques informations et d'attendre d'être contacté pour des propositions de trajets. Un projet qui reste modeste dans son périmètre actuel, mais dont les Pisciacais pourraient bien entendre reparler.

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