Malgré l'interdiction préfectorale, « L'Alliance des numéros 10 » a pu déambuler dans Trappes

Initialement interdite par le préfet des Yvelines en raison du contexte sécuritaire tendu après deux fusillades, la manifestation de « L'Alliance des numéros 10 » a finalement eu lieu dimanche en présence notamment du maire de Saint-Denis Bally Bagayoko et de l'édile local Ali Rabeh, mais sous une forme modifiée : une déambulation dans les quartiers, au départ de la gare.

D'autres actions sont prévues prochainement en Île-de-France et en province. (Crédit : Facebook Bally Bagayoko)

Le préfet Brice Blondel avait interdit samedi le rassemblement statique de « L'Alliance des numéros 10 »  prévu place des Merisiers, à quelques jours d'une fusillade sur ce même site et deux semaines après la mort par balle de Volkan, 23 ans, square Albert-Camus. Un contexte que le préfet a qualifié de « tension extrême », avec « un usage d'armes de guerre ces derniers jours ». Les organisateurs ont trouvé un compromis : une déambulation à travers les quartiers, les commerces, les parcs et les terrains de sport de la ville, en présence du maire de Saint-Denis Bally Bagayoko et de son homologue trappiste, Ali Rabeh.

 

Portée par la figure de LFI, « L'Alliance des numéros 10 » vise à mobiliser les quartiers populaires avant l'élection présidentielle du printemps prochain, en luttant contre l'abstention et en soutenant la candidature de Jean-Luc Mélenchon. « Nous avons rencontré une jeunesse qui ne veut pas être réduite aux faits divers, une jeunesse qui a des talents, des idées, des projets et une vraie envie de faire entendre sa voix », a déclaré Bally Bagayoko sur ses réseaux sociaux, à l'issue de la journée.

 

Le mouvement a également tenu à présenter ses condoléances à la famille du jeune homme tué début septembre. Le maire de Trappes Ali Rabeh était présent, se présentant comme « simple invité ». La marche s'est déroulée dans le calme.

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