Le préfet Brice Blondel avait interdit samedi le rassemblement statique de « L'Alliance des numéros 10 » prévu place des Merisiers, à quelques jours d'une fusillade sur ce même site et deux semaines après la mort par balle de Volkan, 23 ans, square Albert-Camus. Un contexte que le préfet a qualifié de « tension extrême », avec « un usage d'armes de guerre ces derniers jours ». Les organisateurs ont trouvé un compromis : une déambulation à travers les quartiers, les commerces, les parcs et les terrains de sport de la ville, en présence du maire de Saint-Denis Bally Bagayoko et de son homologue trappiste, Ali Rabeh.
Portée par la figure de LFI, « L'Alliance des numéros 10 » vise à mobiliser les quartiers populaires avant l'élection présidentielle du printemps prochain, en luttant contre l'abstention et en soutenant la candidature de Jean-Luc Mélenchon. « Nous avons rencontré une jeunesse qui ne veut pas être réduite aux faits divers, une jeunesse qui a des talents, des idées, des projets et une vraie envie de faire entendre sa voix », a déclaré Bally Bagayoko sur ses réseaux sociaux, à l'issue de la journée.
Le mouvement a également tenu à présenter ses condoléances à la famille du jeune homme tué début septembre. Le maire de Trappes Ali Rabeh était présent, se présentant comme « simple invité ». La marche s'est déroulée dans le calme.

