Valérie Pécresse a annoncé le lancement du premier projet de transport collectif autonome de la région. L'idée : déployer des navettes autonomes de type minibus et minicar sur des lignes locales peu fréquentées, en heures creuses ou en soirée, là où les transports classiques peinent à couvrir les besoins. Jusqu'à 20 millions d'euros par an seront alloués à ce dispositif.
Les Yvelines sont au cœur du projet. Versailles Grand Parc et Saint-Quentin-en-Yvelines ont été identifiés comme territoires pilotes, aux côtés de Paris-Saclay. Ces zones ont déjà expérimenté des services de véhicules autonomes et présentent une forte demande. L'institut VEDECOM, implanté à Versailles et spécialisé dans les mobilités durables et intelligentes, est partenaire d'Île-de-France Mobilités et jouera un rôle central dans le développement du projet.
Quel calendrier ?
La stratégie de sélection des opérateurs et des véhicules sera définie d'ici la fin de l’année 2026, tandis que la mise en concurrence sera lancée en 2027. Les premiers véhicules rouleront début 2028 : une vingtaine de minibus est prévue pour la phase pilote. La flotte montera progressivement en puissance, pour atteindre plus de 100 véhicules à l'horizon 2030.
« Le véhicule autonome viendra en complément des services existants, sur des lignes moins fréquentées ou dans des zones peu denses et moins desservies, en heures creuses ou en soirée, précise Île-de-France Mobilités. Transports à la demande, bus locaux, bus de soirée ou de nuit... L’objectif est de renforcer l’offre existante et mieux mailler le territoire, sans modifier l’offre actuelle, et optimiser la desserte des services publics de proximité ».
À noter que l'initiative répond aussi à un enjeu de mobilité durable : contrairement aux robotaxis individuels, dont le taux d'occupation reste très faible, comme le montre l'exemple Waymo en Californie avec 0,73 passager par véhicule en moyenne, ces navettes collectives visent à réduire la congestion et l'autosolisme.

