Un candidat à la Mairie visé par des jets de pierre

Après les tirs de mortier, voici les jets de pierre. Décidément, la violence s’invite dans la campagne municipale. Romain Bertrand à Houilles, Karl Olive à Poissy et maintenant Nazim Bekhti à Mantes-la-Ville. « Je dénonce avec la plus grande fermeté l’agression dont mon équipe et moi-même avons été victimes, alors que nous tenions un stand dans le quartier du Domaine, ce mercredi après-midi (le 25 février, Ndlr) » explique le candidat à la Mairie mantevilloise. Ceux-ci ont vu des pierres d’environ 15 cm de diamètre leur passer au-dessus de la tête, heureusement sans les toucher. Nazim Bekhti indique également que des pressions ont été exercées.

D’après celui qui tient la page Facebook « Je suis de Mantes-la-Ville », les commanditaires seraient des sympathisants de l’édile en place. « Ici on vote Damergy » auraient-ils hurlé avant de commettre leur acte de violence. Toutefois, Nazim Bekhti se refuse à tout amalgame : « Le quartier du Domaine ne saurait être assimilé à cet acte, qui est purement politique. Ces agissements ne les représentent en rien. C’est un quartier composé de personnes chaleureuses, respectueuses et attachées au vivre-ensemble qui nous ont très bien reçu, dans la joie et avec de grands sourires. »

Rapidement incriminé, Sami Damergy a tout de suite condamné ces faits et a tenu à clarifier la situation : « La police municipale, saisie à deux reprises dans l’après-midi, s’est rendue sur place après un premier signalement faisant état d’interpellations verbales. Lors de son passage initial, la situation était calme. Un second appel a ensuite évoqué des jets de projectiles. Les informations ont été immédiatement transmises à la Police Nationale, qui s’est déplacée et poursuit les investigations. » Une enquête a été donc ouverte et permettra d’établir avec précision ce qui s’est déroulé.

Par ailleurs, le candidat-maire a également donné comme consigne aux services municipaux de « suivre avec une vigilance renforcée les actions de campagne organisées sur l’espace public », afin que chaque candidat puisse s’exprimer et rencontrer les habitants dans des conditions sereines.

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