Bois d’Arcy : à la prison, 193,4 % d’occupation et des « conditions de détentions indignes »

Mise en service en 1980, la maison d’arrêt de Bois d’Arcy, après une année 2017 marquée par de violentes agressions, vient d’être épinglée par l’Observatoire international des prisons (OIP). L’association révèle en effet sa condamnation en 2015 pour « conditions de détentions indignes ». Le taux d’occupation de l’établissement était de 193,4 % au 1er octobre 2017.

A l’appui de son affirmation, l’OIP a publié l’extrait d’un jugement en appel du 5 juin 2015, rapportant la condamnation de l’Etat par le juge des référés à 1 500 euros de dommages et intérêts à un homme détenu entre 2009 et 2011. Celui-ci avait porté plainte contre ses conditions de détention :

Au motif que ces conditions n’assuraient pas le respect inhérent à la dignité humaine du fait de la surpopulation carcérale, de la taille des cellules qu’il a parfois occupées avec un codétenu, de l’absence de respect de son intimité, de cabinets d’aisance situés à proximité immédiate du lieu de vie des détenus et dépourvus de ventilation spécifique et de cloisonnement véritable avec la pièce principale, ainsi que de blocs sanitaires et en particulier de douches dans un état déplorable d’hygiène et de salubrité.

 
En mars 2017, la prison avait été marquée par une série d’agressions sur les surveillants. A l’époque, l’un des délégués syndicaux pointait l’occupation jugée trop importante de Bois d’Arcy, rapportait l’Express :

A ce stade, l’UFAP-UNsa Justice, le second syndicat de Bois d’Arcy (majoritaire), ne se joint pas au mouvement de blocage. Mais la formation demande notamment à l’administration pénitentiaire de « mettre en oeuvre des moyens pour faire baisser la surpopulation à Bois d’Arcy, qui est au bord de l’implosion ».

« Dans beaucoup de cas, les détenus sont trois par cellule de 9 m², au lieu d’être deux. Selon les textes, ils devraient tous être en cellule individuelle », rappelle Julia Bletterer, détachée permanente UFAP-UNsa Justice à Bois d’Arcy. Selon une source pénitentiaire, ces cellules accueillant trois détenus sont au nombre de 80 en ce moment.

SOURCE : OIP / L’EXPRESS / LE PARISIENCREDIT PHOTO : SEINERGY LAB

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